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Date : 11/11/2015
Lieu : Han-sur-Lesse
Activité : Réseau Sud.

Description :

Participants : Greg-Sam-Nyko-Kérane-Caro-Sven-Did-Anthony.
Invitée Australienne : Déborah Johnston
Notre guide : Yves Quinif

Neuf heure vingt, je suis déjà sur le parking de Han-Sur-Lesse, face à l’église. Premier arrivé, je décide de faire du repérage en me rendant dans les toilettes du centre touristique des grottes de Han. Cette partie du réseau n’a rien d’exceptionnel. Je suis un peu déçu. J’espère que la suite sera plus convaincante. Aujourd’hui, on visite le réseau sud des grottes de Han.


Les membres du club participants à l’aventure sont à présent tous rassemblé sur le parking. Greg nous explique comme il est difficile d’avoir accès au réseau. Dans mon fort intérieur, je me demande si, comme moi, beaucoup de personne ont déjà visité le réseau sud sans même avoir déjà mis les pieds dans la partie touristique. Peut-être que c’est le cas pour Sven, le plus jeune du groupe aujourd’hui. C’est scandaleux !


Nous attendons encore deux personnes avant de partir à l’aventure. Voilà qu’arrive l’une d’elles. Il s’agit de Déborah Johnston, une invité de marque ! Déborah est australienne et elle est présente en Europe pour faire un talk lors de la conférence TekDive Europe à Anvers. Le sujet de son talk porte sur plongé spéléo en Australie. Déborah étant une amie de notre club, nous voulions profiter de son séjour ici pour lui en mettre plein la vue ! Voici Yves qui arrive. Yves sera notre guide dans la grotte. Il est très enthousiaste à l’idée de partager ce bijou avec nous. L’équipe est au complet, nous pouvons démarrer.



Nous prenons tous nos voitures pour nous rendre à proximité de l’entrée. Tout le monde s’équipe. Yves, en sa qualité de professeur, explique dans un très bon anglais l’histoire des grottes de Han à Déborah qui écoute en parfait élève.

C’est après avoir traversé les âges au travers des récits de notre érudit que nous avançons jusqu’à l’entrée de la grotte. Nous voici devant la porte. Oui, une véritable porte à taille humaine. Je n’étais encore jamais rentré dans une grotte par une porte. Je n’ai pas encore mis un pied dans la grotte que je suis déjà étonné. Yves nous ouvre. Devant nous la grotte se déploie en un long couloir.

Le sol a été recouvert de béton et divers câbles électriques le traverse sur tout le long afin d’alimenter les divers éclairages. Sur le trajet Yves nous explique que la grotte a fait l’objet de diverses études scientifiques, certaines de celles-ci ayant été financées par l’Europe même.
Plusieurs sondes et zones de prélèvement en témoignent. Nous arrivons au bout du couloir. Devant nous s’ouvre un volume énorme avec, en contre-bas, la rivière. Celle-ci est suffisamment basse que pour être traversée à pied.

Habituellement un bateau doit être employé pour effectuer sa traversé. Nous voici de l’autre coté. Une barrière bloque l’accès à la suite du parcours. Yves porte la main à son trousseau et en dégage une clé qu’il insère dans la serrure mais celle-ci se défend. Il essaie une seconde fois. Sans succès.

La tension monte d’un cran. Yves réessaye, avec plus de conviction cette fois mais la barrière ne cède pas. S’ensuit une lutte sans pitié entre Yves et la barrière. La tension est palpable dans le groupe. Qui a pensé à emporter des charges dans les kit ?

“Je n'ai pas la bonne clé.. Il faut les demander à Gui.. ”


A peine ces mots prononcés que Greg et Sam sont déjà à la sortie de la grotte pour aller à la rencontre de notre ami Gui. Pour patienter le temps qu’ils extirpent les clés à Gui, Yves nous fait visiter la salle d’Armes. Notre guide nous explique que le niveau d’eau de celle-ci est généralement beaucoup plus haut.

Je peux admirer toutes les infrastructures mis en place dans cette salle. Cette grotte n’est décidément pas comme les autres. Nous revenons patienter dans la salle principale. Je profite de l’éclairage pour faire des photos des concrétions qui se reflètent dans la rivière. Nos deux bourreaux reviennent, avec Gui qui nous ouvre la grotte. L’exploration peut maintenant réellement commencer.


Yves nous explique que nous sommes chanceux. Nous le savons déjà sommes nous tenté de lui dire. Mais avant que nous puissions dire quoique soit il nous explique que la grotte est rarement aussi sec. Cela ne se produit généralement que tous les 3-4 ans. Grâce à cela, nous pouvons progresser à notre aise dans la cavité et bénéficier d’un paranoma tout à fait exceptionnel. Nous sommes donc doublement chanceux.


La grotte est fortement concrétionnée. Il est rare en Belgique, non seulement d’en voir autant, mais aussi de voir des concrétions d’une telle qualité. Celles-ci sont massives mais aussi d’une propreté impeccables.

Nous prenons gardes de ne pas nous écarter des sentiers balisés. Par endroit nous pouvons admirer des coulées de calcite d’une blancheur aussi éclatante qu’une piste de ski avant l’ouverture.


Durant notre parcours, nous passons par la Galerie des Excentriques. Vous ne devinerez jamais ce qu’on y a trouvé ? Des excentriques ! Un nombre incroyable d’excentriques ! Déborah ne manque pas de nous dire qu’elle adore ces petites concrétions aux allures extravagantes. Yves, lui, ne manque pas de nous parler du manque de rigueur de certains scientifiques pour tenter d’expliquer leurs formes particulières..



Alors que nous progressons, devant nous apparait une énorme boule de neige ! Preuve irréfutable que la température dans les grottes est beaucoup plus tamponnée qu’à l’extérieur.

Alors que je voulais passer un peu plus de temps à admirer cette formidable concrétion, Yves préfère s’attarder sur un caillou. C’est vrai qu’il ressemble un peu à un gros Bernard l’hermite crevé mais quand même ! Il y a une boule de neige là-bas quoi ! Yves tente de nous justifier son intérêt pour ce caillou en nous expliquant que grâce à celui-ci, nous pourrions connaitre les conditions climatiques qui régnaient sur Terre par le passé, chaque couches -appelées des lamines- formant ce caillou étant comme une photo des conditions météorologique qui régnaient à l’époque et que là nous avions affaire à un véritable album photo.

Mais non. Je veux revoir ma boule de neige géante. Je tente de l’imaginée avec des décorations de noël. C’est bien mieux qu’un caillou en forme de Bernard l’hermite. Nous nous arrêtons entre la salle du Corail et de la Pentecôte. Le groupe se détend et se livre à quelques plaisanteries sur l’origine du nom du club. Yves ne cesse de nous en apprendre davantage sur la grotte.


Sur le retour nous faisons un crochet et passons par le réseau Renversé. De nombreuses stalagmites et stalactites nous entourent, très massive. Là, Yves nous expliques que cette salle présente un très gros intérêt scientifique.

Ce n’est pas ici les concrétions qui sont “debout” qui nous intéressent, mais celles qui sont couchées, cassées. En effet, notre professeur nous explique que pour que des concrétions aussi massives aient pu être brisées, il aurait fallu un tremblement de terre d’une envergure telle que nous nous en avons encore jamais connu, de mémoire d’homme. Plusieurs autres explications ont été déjà avancées mais rien ne les étayent.

Notre bonne vieille planète aura déjà connu bien des désastres. Et ça, ce sont nos grottes qui nous le disent.



Nous prenons à présent définitivement le chemin du retour. Greg essaie de nous faire croire qu’il a le sens de l’orientation mais se plante. Nous faisons mine de n’avoir rien remarqué.


Nous sommes à présent de retour sur le parking après avoir visité une grotte exceptionnelle. Nous y resterons un bon moment et à mesure que le temps passe, le cercle s’agrandit et je reconnais de moins en moins de têtes. C’est fou comme l’odeur du saucisson, le bruit d’un paquet de chips et quelques bouteilles peut rameuter comme monde.



Merci à notre guide d’avoir été un si bon professeur et au club pour m’avoir permis de visiter cette superbe cavité.


Anthony.

TPST : 4h00

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